
« “Entre deux silences” se situe dans un moment suspendu. Un passage où l’on n’est plus vraiment une enfant, sans être encore autre chose.
Tout semble calme en apparence. Les gestes sont là, les habitudes aussi. Mais quelque chose dans l’air ne respire pas. Les silences restent, même quand les murs changent.
Le morceau capte cet entre-deux fragile, où certaines choses commencent à se voir, sans être encore dites. Une lucidité qui arrive, alors que tout est encore en place. »
Extrait du roman :
« La maison de mon enfance jouait la comédie de la normalité. Les rideaux étaient ouverts sur le jardin, les assiettes brillaient, mais l’atmosphère y était saturée d’un silence particulier, une matière dense et pesante. J'apprenais à marcher dans un couloir entre deux portes closes. »
« Entre deux silences, je voyais déjà ce qui viendrait plus tard. ».






